Gisèle Ganne | The Black Widow
” Chacun de mes bijoux raconte une histoire à propos d’un homme décédé et de sa veuve .” L’univers de la créatrice française est clairement morbide. Elle confectionne dans son atelier londonnien des bijoux qu’elle qualifie de “bijoux de deuil”. Le phénomène de mode est apparu à l’époque Victorienne, quand la Reine Vicoria à la mort de son époux, s’afficha avec des ornements. Et c’est de là que Gisèle Ganne puise toute son inspiration. Les emblèmes du deuil tels que les crânes et les coeurs, les pierres tombales et les fleurs, ou encore les cheveux de l’être aimé font partis de ses références.
D’ailleurs, les cheveux constituent un des matériaux utilisé par Gisèle…
Autre influence, Les Andaman, une petite communauté du Bengale dont les veuves sont réputées pour récupérer le crâne de leur défunt mari afin d’en faire un pendentif.
Le mariage est aussi une source d’inspiration pour la créatrice. Mais il ne s’agit pas ici d’une vision positive de l’union sacrée, Gisèle le pense, les statistiques appuient sa pensée. Souvent, l’issue du mariage est le divorce. Sa ligne ” bijoux de divorce” détourne tous les symboles du mariage, à l’exemple des alliances qui s’agrémentent de détails macabres.
Gisèle tient à nous faire passer un message à travers ses créations : “mes bijoux symbolisent le poids de la mort, et comme ‘Memento Memory’ ils nous rappellent que nous allons tous mourir.” Réconfortons-nous en nous concentrant sur leur jolie esthétique…
K.N



(c) Melissa Jenkins







