Confetti System, c’est le duo formé par Julie Ho et Nicholas Andersen, tous deux originaires de Brooklyn. A la fois artistes, stylistes et designers, ils étaient invités cette semaine à Paris par Clarisse Demory afin de participer à la décoration de Nanashi, le nouveau restaurant-supérette de la rue de Paradis. De Jeunes Gens Modernes les a rencontrés à la veille de l’ouverture du restaurant, dans l’appartement qui leur servait d’atelier éphémère.
At the occasion of their stay in Paris for the decoration of the new restaurant-minimarket Nanashi, De Jeunes Gens Modernes has met for an interview Julie Ho and Nicholas Andersen, the two members of the Brooklyn-based duo called Confetti System..
Djgm : Pouvez-vous nous expliquer l’origine de votre nom : Confetti System ? D’où vient-il ?
Julie : C’est une bonne question. Confetti System, c’était le nom d’un groupe dans lequel j’étais. On était quelque chose comme quatre ou cinq amis, mais ça n’a pas duré longtemps. C’est un projet musical qui a existé pendant un an environ.
Nicholas : Ils donnaient des concerts dans ma cave à Brooklyn, et Julie et moi avons commencé à travailler ensemble pour faire les décorations et des installations dingues pour leurs concerts.
Julie : Quand le groupe s’est séparé, on avait déjà commencé à créer tous ces trucs et on a pensé “quel dommage”, parce qu’on adore le nom “Confetti System” et on trouvait que ça collait bien à ce qu’on faisait. Donc on s’est dit “Ok, on garde le nom”.
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Djgm : Vous décrivez votre travail comme une sorte “d’amour de l’univers de la fête et des techniques artisanales”. D’où cela vient-il ?
Nicholas : Je suis Philippin, mélangé avec des origines Danoises, et j’ai grandi à Hawaï. Là bas, tout est très mélangé. Julie et moi sommes très influencés par différents types de fêtes et de cérémonies qui proviennent de différentes cultures. Quand on est enfant, c’est toujours très impressionnant de voir un endroit se transformer à l’occasion d’une cérémonie.
Julie : Pour ma part je suis Chinoise et j’ai grandi à New-York. Je pense que tous les deux, nous sommes vraiment connectés car il y a de magnifiques techniques artisanales à Hawai, et beaucoup de traditions qui impliquent de faire des choses précises pour des moments particuliers. On retrouve ça dans des fêtes comme le nouvel an Chinois, par exemple. Quand nous faisons des décorations pour des fêtes d’amis, nous jouons avec l’idée de changer l’atmosphère de l’endroit, et par conséquent le sentiment des gens qui se retrouvent à l’intérieur, entourés d’objets interactifs.
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Djgm : Au delà de vos propres cultures, qu’est-ce qui influence votre travail au quotidien ?
Julie : Beaucoup de petites choses du quotidien comme marcher dans la rue à New-York et apercevoir quelque chose accroché dans un arbre, ou des fils électriques, ou encore un immeuble… Toutes sortes de choses imparfaites… Et puis aussi beaucoup d’artistes qui s’intéressent à la notion d’espace, comme l’américain James Turell. Tout sont travail est à propos de la lumière et de comment elle modifie l’espace.
Djgm: Can you explain us what’s the origin of your name : Confetti System ?
Julie : That’s a good one. Confetti System was the name of a band I was part of. We were like 4 or 5 friends. It didn’t last for that long, it was a music project for a year, maybe.
Nicholas : They played in my basement in Brooklyn. Julie and I were also decorating the place for the shows in the basement and making crazy installations.
Julie : When the band broke up, we started creating all these things and we thought “what a shame”, because we love that name Confetti System, and we thought that was really appropriate for what we were doing next so we said “ok, let’s use it again”.
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Djgm: You describe your work as some kind of love of the “celebration and craft-making universe”. Where does it comes from ?
Nicholas : I am Philipino, mixed Danish… In Hawaii, everything is so mixed so we are influenced by different kind of celebrations from different cultures. When you’re young, it’s so powerfull to see a place change by a certain ceremony.
Julie : I’m Chinese, I grew up in NYC. I think we are really connected because there are so many beautiful sorts of craft making in Hawaï, the lots of traditions of making certain things for certain celebrations same as the Chinese New Year, and all these things. Like when we’re decorating some friends parties, we’re playing with the idea of changing the mood of a space and people’s feeling of being inside the space with interactive objects.
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Djgm: Beyond your own cultures, what influences your daily work ?
Julie : Lots of everyday things like walking on the street in NYC and seeing something stuck in a tree, or electric wires or a building, imperfect kind of things… Any kind of unperfect things… And a lot of artists that are interested in the notion of space like the american James Turell. All his work is about lights and how it changes the space.
