Assis sur un long canapé blanc, Adam Kimmel semble calme et posé. Enchainant les interviews, il se montre néanmoins disponible, et parler avec lui ressemble parfois à une discussion que l’on pourrait avoir avec un ami. L’homme parle tranquillement et choisit ses mots avec soin. En réalité, il incarne tout simplement sa vision de la mode masculine : une élégance décontractée, libérée des diktats et qui se soucie plus de l’avis de ses potes que de celui d’un quelconque microcosme fashion. De Jeunes Gens Modernes l’a rencontré à l’occasion de son passage à Paris et a posé quelques questions au chef de file de ce nouveau casual masculin.
Seated on a long white sofa, Adam Kimmel seems to be calm and laid back.He gives an interview one after another but still appears to be available, and having a talk with him sometimes looks like a buddy talk. He speaks quietly and chooses words carefully. In fact, he just represents his own vision of menswear : a casual elegance, freed from dictate and more caring about his friends’ thoughts than those of any fashion microcosm. De Jeunes Gens Modernes met him during his stay in Paris and asked a few questions to the leader of this new male casual.
DJGM : Pouvez-vous nous dire en quelques mots quel est le point de départ d’une nouvelle collection ?
AK : Excellente question. C’est une sorte de prière… (il rit). Non, réellement. C’est un peu comme une intuition qu’on aurait sur un coup de chance, quelque chose qui ressemblerait à de l’électricité… Je ne sais pas ce que c’est mais c’est le fait de tomber sur quelque chose. Ça peut être grâce à des livres, des films, des magazines… Non, pas vraiment les magazines en fait.
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DJGM : Vous collaborez fréquement avec des artistes. Comment décidez-vous de travailler avec telle ou telle personne ?
Pour la collection (Automne/Hiver 2010), je voulais vraiment travailler avec un artiste dont j’aime beaucoup le travail, mais que j’aime aussi en tant que personne : George Condo. C’est une personne que j’apprécie énormément, dans son style, sa façon d’être… C’est vraiment un mec cool. J’ai besoin de sentir la personne, c’est mieux de se connaître. Pour cette saison, j’ai travaillé avec Dan Attoe que j’ai rencontré pendant que je faisais des recherches. Il est exactement le genre d’artiste que j’adore, il a ce mélange bizarre… Ce côté bad boy qui n’en a rien à foutre de rien, et en même temps c’est un type très doux, très humble, et j’adore la combinaison de ces deux facettes.
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DJGM: Can you tell us in a few words how happens for you the start of a new collection?
AK: Great question. Sort of a prayer… (he laughs). No, really. You just get lucky to get a feeling, electricity, I don’t know what it is but you just come across something. It can be through books, films, magazines… not really magazines actually.
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DJGM: You often do some collaborations with artists. How do you decide to collaborate with each person?
Well, on this collection (Fall/Winter 2010, Editor’s Note) I really wanted to work with an artist whose work I love, and who I love as a person. George Condo, he’s a person I really appreciate so I personnaly worked with him. In his style, his manner, his way… He’s such a cool dude. I have to feel the person, it’s better to get to know each other. Other example: I met Dan Attoe while I was doing my research. He’s my absolute favourite kind of artist, he has this bizarre mix… Badboying mother fucker and at the same time he’s the sweetest, most humble guy and I love that combination.
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