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Sur le papier, il parait assez facile de présenter Aurelie Bidermann, créatrice française de bijoux, depuis 2003. Mais en réalité, après quelques heures passées avec elle, la résumer à si peu de mots devient subitement réducteur, ô combien celle qui a débuté par un master en histoire de l’art, travaillé chez Sotheby’s, et vécu entre New York et Paris a (déjà) eu une vie aussi riche qu’inspirante. Jamais blasée, ses collections incarnent parfaitement ce besoin constant de marier le beau au censé. Mais c’est bien sûr elle qui en parle le mieux…
It seems to be quite easy to present Aurelie Bidermann, the French jewelry designer since 2003, on the paper, but , in reality, after a couple of hours spent together, to summarize her so shortly becomes a bit degrading task. She started with the Master’s Degree in History of Art, worked for Sotheby’s, lived in NY and Paris and has (already) had life equally rich and inspiring. Never satiated, her collections perfectly incarnate this constant need to marry the beauty with the mind. But it’s ,of course, Aurelie Bidermann herself, who can talk of it better than anyone else.
L’ Enfance
AB : J’ai eu une enfance normale et très heureuse, elle a énormément d’influence sur tout ce que je fais aujourd’hui, j’ai des parents collectionneurs qui m’ont emmenée dès toute petite en poussette dans toutes les salles de vente, aux puces, dans les galeries, vraiment partout avec eux. Mon père avait une obsession pour l’art nouveau, l’orientalisme et le symbolisme j’ai donc grandi dans cette culture, j’en suis très imprégnée encore aujourd’hui.
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Djgm : Votre passion pour les bijoux a débuté à quel moment ?
Petite, à chaque anniversaire, je voulais absolument et uniquement avoir un bijou puis vers 7-8 ans, j’ai passé beaucoup de temps à la campagne, j’étais tout le temps dans mon monde, dans les nuages, assez solitaire même. Je me racontais des histoires, et surtout, je volais les bijoux de ma mère, puis j’allais dans le jardin, j’avais tout mon matériel à dessin, mes glus, des ciseaux que j’avais transformé en pince avec lesquels je m’amusais à coller des fleurs sur le dessus, elle ne le savait pas, mais je transformais je démontais je remontais etc… Ma mère devenait folle, mais elle finissait par le porter avec ma customisation! A tel point que certaines amies de ma mère trouvaient la transformation assez incroyable pour me demander de transformer leurs bijoux ! Mes premières clientes (rires). Je me suis dirigé par la suite vers l’histoire de l’art avant de revenir à mes premières amours.
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Childhood
AB: My childhood was normal and very happy, it has an enormous influence on everything I do now. My parents were collectors who took me when I was very small still in a stroller to all auction houses, flea markets, galleries, everywhere with them. My father had an obsession for Art Nouveau, Orientalism and the Symbolism, so I grew up in this culture, I am still marked by it.
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Djgm : When did your passion for jewelry begin ?
When I was small, every birthday I absolutely and only wanted to have a jewel, and then at 7-8 years old, I spent much time in the countryside, I was always in my world, in the clouds, even quite lonely. I was telling stories to myself, and ,especially, I was stealing the jewelry from my mother, then I was going into the garden, I had all my drawing materials, my glues, scissors that I had turned into a clip with which I was amusing myself by gluing flowers on top, she did not know, I was transforming, disassembling … My mother was going mad, but she ended up wearing it with my customization! To the point that some friends of my mother who were rather bourgeois found the transformation incredible enough to ask me to transform their jewelry! My first clients (laughs). I directed myself afterwards to the History of Art before returning to my first love.
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